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Cet Américain qui visite nos communes du quotidien

Tu as peut-être vu passer les vidéos de Kierien Taylor. En anglais ou en français, cet Américain originaire du Maryland et établi à Toulouse depuis deux ans, documente ses balades touristiques sur les réseaux. Photographe amateur, il n'avait au départ aucune ambition éditoriale : juste l'envie de voyager un peu plus et de continuer à faire des images. Les deux se sont mélangés, et sont devenus une série de vidéos qui parcour les villes touristiques d’Occitanie, mais aussi les communes limitrophes de la Ville rose.

De la brique rouge au béton brut

Ce qui distingue son regard, c'est le matériau. Il parle de la brique rouge, des galets, avec une gourmandise presque enfantine, mais son œil s'arrête tout autant sur le béton brut des grands ensembles brutalistes. « Il y a quelque chose avec la brique rouge, la chaleur », dit-il en regardant une façade toulousaine. La rencontre entre bâti ancien et architecture moderne devient le motif central de ses images.

Des villes touristiques aux communes du quotidien

Kierien visite la région en se rendant dans des villes à l'attrait touristique avéré comme Auch, Albi, Rabastens, Lisle-sur-Tarn ou Montauban. Mais il aime tout autant découvrir les communes du quotidien : Colomiers, Pibrac, L'Union, Launaguet, Blagnac, Tournefeuille, Muret, Castelnau-d'Estrétefonds, Carbonne, Cornebarrieu et bien d’autres.

Autant de communes limitrophes de la banlieue toulousaine que l'on connaît sans les connaître, que l'on n'a pas forcément l'habitude d'aller visiter en famille le week-end. Carbonne, par exemple, l'a marqué pour sa rivière et son pont, un endroit qu'il décrit comme habité par la nature autant que par la pierre. Rabastens, lui, l'a séduit par ses allures de village médiéval.

Un regard neuf qui inspire les habitants eux-mêmes

Ses vidéos circulent, et les retours affluent. Des habitants de la région, parfois installés là depuis toujours, lui confient qu'il a changé leur regard sur des paysages qu'ils croyaient connaître par cœur. Les commentaires se transforment vite en recommandations — « va voir ici, va voir là » et Kierien construit sa liste d'endroits à filmer au fil de ces suggestions, sans jamais tarir la source.

C'est avec ce regard neuf qu'il invite à (re)découvrir les communes du quotidien, et à chercher l'aventure là où on ne l'attend pas toujours : pas de discours patrimonial savant, juste un œil qui s'attarde sur ce que d'autres ne regardent plus, la texture d'un mur, la lumière sur une rivière, la silhouette d'un pont.